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Zayed, le père-fondateur des Émirats arabes unis

Le regretté feu Cheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan a pris les rênes du pouvoir à Abou Dabi le 6 août 1966. Dès lors, il a entamé un parcours empreint d’abnégation et d’efforts inlassables pour développer, en tous domaines, l’émirat d’Abou Dabi, qui connaissait alors une transformation fulgurante. Des centaines de projets de développement ont été réalisés pour construire des infrastructures, complexes d’habitation modernes, hôpitaux, cliniques, écoles, universités, instituts, routes, ponts… et assurer les services fondamentaux, électricité, adduction d’eau, télécommunications, médias… Bref, tous les éléments nécessaires pour édifier un État moderne, offrant à ses citoyens un haut niveau de vie.

 Le don de soi de feu Cheikh Zayed – Dieu ait son âme – ne s’est pas limité à Abou Dabi. Dès son accession au pouvoir, il aspirait à réunir tous les émirats et a lancé un appel dans ce sens moins de deux ans plus tard. Sa sincère et sage invitation a trouvé un écho très largement favorable, qui a connu sa consécration dans la réunion, tenue à Samha le 18 février 1968, entre lui-même et feu Cheikh Rashed Bin Saïd Al Maktoum, gouverneur de Dubaï. La Grande Bretagne venait d’annoncer le retrait de ses troupes, avant 1971, de ce qui s’appelait les « États de la Trêve ». La rencontre entre les deux gouverneurs a porté sur la création d’une fédération des deux émirats dont les compétences porteraient sur les affaires étrangères, la défense commune, la sûreté intérieure et les services de santé et d’enseignement. Les deux hommes ont convenu d’exhorter à les rejoindre les gouverneurs des sept autres émirats de la Trêve, dont le Qatar et le Bahreïn, outre les émirats devenus, avec Abou Dabi et Dubaï, les Émirats arabes unis : Sharjah, Ajman, Umm Al Qaiwain, Ras Al Khaimah et Fujairah.

 « Unissons-nous », le leitmotiv auquel ont appelé de leurs vœux Cheikh Zayed et Cheikh Rashed, a été entendu et les gouverneurs des cinq autres émirats ont répondu présents. Les sept chefs se sont réunis à Dubaï du 25 au 27 février 1968. De cette rencontre est née la charte constitutive des Émirats arabes unis. De multiples rencontres, réunions et négociations ont eu lieu ultérieurement, jusqu’à la série de réunions décisives du 11 au 15 octobre 1969, couronnées par la ratification des accords de Dubaï et l’annonce officielle de l’avènement de l’État des Émirats arabes unis. Feu Cheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan fut alors élu président de l’État fédéral ; et feu Cheikh Rashed Bin Saïd Al Maktoum, vice-président. Le 18 juillet 1971, le Conseil des gouverneurs de l’union a tenu une réunion cruciale à Dubaï, à l’issue de laquelle ils ont annoncé la fondation d’un État fédéral, à désigner sous le nom d'Émirats arabes unis, qui devait constituer le noyau d’une union plus large dans la région.

 Le 2 décembre 1971, est né un État moderne, qui deviendra le 18e pays membre de la Ligue Arabe, ses documents d’adhésion ayant été présentés et acceptés le 6 du même mois ; et le 132e membre de l’ONU à partir du 9 décembre 1971, une semaine après la déclaration de la création de l’État. A noter que l’émirat de Ras Al Khaimah a rejoint la fédération ultérieurement, le 10 février 1972.

 Dès sa création, le nouvel État fédéral entreprend à pas de géant un parcours de développement des plus rapide dans la région. Cheikh Zayed – Dieu ait son âme – a annoncé immédiatement que les richesses du pays allaient être employées au service du progrès et de l’élévation du niveau de vie des citoyens. « Nous consacrerons, a-t-il déclaré, tout ce que nous possédons de richesse et de pétrole pour rehausser le niveau de vie de chaque individu du peuple émirien, car nous sommes convaincus que ce peuple dispose du droit à ces richesses et qu’il est temps qu’il compense ce qu’il a manqué et rattrape le train de la civilisation et du progrès. »